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Khoutbah n°1407 : Parmi les Miracles du Messager de Allah – deuxième partie

Le plus éminent des miracles du Prophète que Dieu l’honore davantage, c’est le miracle du Qour’an honoré, le Livre qui ne comporte aucune erreur d’aucune sorte.

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Khoutbah n°1407

Discours du vendredi 11 septembre 2026 correspondant au 29 rabi^ al-‘awwal 1448 de l’Hégire

Parmi les Miracles du Messager de Allah – 2ème partie

مِنْ مُعْجِزَاتِ رَسُولِ اللهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّم – الجزء الثاني

الحمد لله والصلاة والسلام على سيدنا محمّد رسول الله يا أيّها الذين آمنوا اتّقوا الله

Al-hamdou lil-Lahi wassalatou was-salamou ^ala sayyidina Mouhammad, raçouli l-Lah ; ya ‘ayyouha l-Ladhina ‘amanou t-taqou l-Lah.

La louange est à Allah, nous Le louons, nous recherchons Son aide, nous recherchons Sa bonne guidée, nous Le remercions, nous demandons que Allah nous préserve du mal de nos âmes et de nos mauvaises œuvres. Celui que Allah guide, nul ne peut l’égarer et celui qu’Il égare, nul ne peut le guider.

Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah, qu’Il est le dieu unique et qu’Il n’a pas d’associé, ni de semblable, ni d’opposé, ni d’équivalent.

Je témoigne que notre maître et notre bien-aimé, notre éminence et notre guide, la cause de notre joie, Mouhammad, est Son esclave et Son Messager, celui qu’Il a élu ; il a transmis le message, il s’est acquitté de ce qui lui a été confié, il a porté le conseil à la communauté, que Allah le rétribue pour nous du meilleur de ce dont Il a rétribué l’un de Ses prophètes.

Que l’honneur et l’élévation en degré te soient accordés, toi mon maître, ô Messager de Allah, toi le symbole de la bonne guidée, toi le remède et le médicament pour les cœurs, toi la cause de la bonne santé et de la guérison des corps, toi l’étincelle et le rayonnement des regards, que Allah t’honore et t’élève davantage en degré, ainsi que tout messager qu’Il a envoyé.

Après quoi, esclaves de Allah, je vous recommande, ainsi qu’à moi-même, de faire preuve de piété à l’égard de Allah Al-^Aliyy Al-^Adhim. Sachez que Allah ta^ala dit dans le Qour’an Honoré après avoir mentionné un certain nombre de prophètes :

﴿ وَكُلّٗا فَضَّلۡنَا عَلَى ٱلۡعَٰلَمِينَ ٨٦ ﴾

(wakoullan faddalna ^ala l-^alamin) [sourate Al-‘An^am verset 86] ce qui signifie : « À tous, Nous leur avons accordé un degré supérieur au reste des mondes. »

Chers frères de foi, Allah tabaraka wata^ala a envoyé les prophètes et a fait d’eux les meilleures de Ses créatures. Il les a appuyés par des miracles éclatants afin qu’ils constituent autant de preuves éclatantes de leur véracité en tout ce qu’ils ont fait savoir.

Nous vous avions parlé de certains miracles du Prophète ﷺ. Le musulman de la communauté du prophète Mouhammad voit son attachement à ce dernier s’accroître chaque fois qu’il entend parler d’un miracle survenu au Messager de Allah ﷺ. En effet, le Prophète ﷺ a dit :

(( لا يَشبَعُ مؤمنٌ مِن خيرٍ يسمعُه حتّى يكونَ مُنتهاه الجنَّة ))

(la yachba^ou mou’minoun min khayrin yasma^ouhou hatta yakouna mountahahou l-jannah) ce qui signifie : « Un croyant ne se lasse jamais d’un bien qu’il entend jusqu’à ce qu’il parvienne au Paradis. »

L’Imam Ahmad et Al-Bayhaqiyy ont rapporté avec une chaîne de transmission dont le degré est authentique, d’après Ya^la Ibnou Mourrah Ath-Thaqafiyy qu’il a dit : « Tandis que nous marchions avec le Prophète , un chameau est passé, il portait un fardeau. Lorsque le chameau a vu le Prophète, il a émis un bruit et a posé son cou par terre. Le Prophète ﷺ s’est arrêté et a dit :

(( أينَ صاحبُ هذا البعيرِ ))

(‘ayna sahibou hadha l-ba^ir) ce qui signifie : « Où est le propriétaire de ce chameau ? »

Le propriétaire vint à lui, le Prophète lui dit :(( بِعنِيْهِ ))  (bi^nih) ce qui signifie : « Vends-le moi. » Il lui répondit : « Nous te l’offrons, plutôt, ô Messager de Allah, bien qu’il appartienne à une famille qui n’a pas d’autres moyens de subsistance que lui. » Le Prophète ﷺ lui dit alors :

(( أمّا ما ذكرتَ من أمرِه فإنّه شكَا كثرةَ العملِ وقِلَّةَ العَلَفِ فأحْسِنُوا إليه ))

(‘amma ma dhakarta min ‘amrihi fa’innahou chaka kathrata l-^amal waqillata l-^alafi fa’ahsinou ‘ilayh) ce qui signifie : « Quant à ce que tu as mentionné à son sujet, il s’est plaint de l’excès de travail et du peu de fourrage, alors traitez-le bien. »

Malik a rapporté dans le Mouwatta’, ainsi que Al-Boukhariyy dans le Sahih et d’autres, d’après Anas Ibnou Malik, que Allah l’agrée, qu’il a dit : « Abou Talhah a dit à Oummou Soulaym : « J’ai entendu que la voix du Messager de Allah était faible, et j’ai décelé la faim dans le timbre de sa voix. Aurais-tu quelque chose que nous puissions lui offrir ? » Elle avait répondu : « Oui. » Elle ramena quelques galettes d’orge puis elle prit un voile à elle et enveloppa le pain dans le voile puis les glissa dans ma main – c’est-à-dire la main de ‘Anas – et elle me le fit mettre à l’épaule. Puis, elle m’envoya au Messager de Allah ﷺ. » ‘Anas a dit : « Je suis parti le voir, j’ai trouvé le Messager de Allah ﷺ assis dans la mosquée avec des gens. Je me suis dirigé vers eux et le Messager de Allah ﷺ m’a dit : (( أرْسَلَكَ أَبُو طَلْحَةَ )) (‘arsalaka ‘Abou Talhah) ce qui signifie : « C’est Abou Talhah qui t’a envoyé ? » Je lui ai dit « Oui. » Il a dit : (( لِلطَّعَامِ )) (litta^am) ce qui signifie : « Pour le manger ? » Je lui ai dit « Oui. » Alors le Messager de Allah ﷺ a dit à ceux qui étaient avec lui : (( قُومُوا )) (qoumou) ce qui signifie : « Venez. » Puis ‘Anas a dit : « Il est parti et je suis parti avec eux jusqu’à arriver chez Abou Talhah. Je lui en ai parlé. Alors Abou Talhah a dit : « ‘Oummou Soulaym, le Messager de Allah vient avec des gens et nous n’avons pas d’autre nourriture à leur donner. » Alors elle a répondu avec une certitude totale : « Allah sait plus que tout autre et Son Messager sait plus que nous. » ‘Anas a dit : « Abou Talhah partit à la rencontre du Messager de Allah pour l’accompagner jusqu’à le faire entrer avec lui. Le Messager de Allah a dit : (( هَلُمِّي يَا أُمَّ سُلَيْمٍ مَا عِنْدَكِ )) (haloummi ya ‘Oumma Soulaymin ma ^indaki) ce qui signifie : « Allez ‘Oummou Soulaym, amène ce que tu as comme nourriture. » Elle lui ramena donc le pain. Le Messager de Allah ﷺ demanda qu’on le coupe en petits morceaux et ‘Oummou Soulaym ajouta un peu de beurre qu’elle avait, ce qui fit une sauce grasse pour le pain. Le Messager de Allah ﷺ dit ce que Allah a voulu qu’il dise – c’est-à-dire qu’il demanda à Allah de bénir cette nourriture – puis il a dit : (( ائْذَنْ لِعَشَرَةٍ بِالدُّخُولِ )) (‘i’dhan li^acharatin bid-doukhoul) ce qui signifie : « Autorise dix personnes à entrer. » Il les autorisa à rentrer, ils mangèrent jusqu’à être repus et ressortirent. Puis il a dit : (( ائْذَنْ لِعَشَرَةٍ )) (‘i’dhan li^acharah) ce qui signifie : « Autorise dix autres. » Il les fit entrer et ils mangèrent jusqu’à être repus, puis ressortirent. Puis il a dit : (( ائْذَنْ لِعَشَرَةٍ )) (‘i’dhan li^acharah) ce qui signifie : « Autorise dix autres. » Il les appela, ils mangèrent jusqu’à être repus, puis il a dit encore une fois : (( ائْذَنْ لِعَشَرَةٍ )) (‘i’dhan li^acharah) ce qui signifie : « Autorise dix autres. » Il les autorisa, ils mangèrent jusqu’à être repus, puis ressortirent, puis il a dit : (( ائْذَنْ لِعَشَرَةٍ )) (‘i’dhan li^acharah) ce qui signifie : « Autorise dix autres » jusqu’à ce que tous les gens aient mangé et soient repus, et ils étaient soixante-dix ou quatre-vingts hommes. »

Cependant, chers frères de foi, le plus éminent des miracles du Prophète ﷺ, c’est le miracle du Qour’an honoré, le Livre qui ne comporte aucune erreur d’aucune sorte, et notre Seigneur tabaraka wata^ala l’a décrit par Sa parole :

﴿ وَإِنَّهُۥ لَكِتَٰبٌ عَزِيزٞ ٤١ لَّا يَأۡتِيهِ ٱلۡبَٰطِلُ مِنۢ بَيۡنِ يَدَيۡهِ وَلَا مِنۡ خَلۡفِهِۦۖ تَنزِيلٞ مِّنۡ حَكِيمٍ حَمِيدٖ ٤٢ ﴾

(wa‘innahou lakitaboun ^azizoun la ya’tihi l-batilou min bayni yadayhi wala min khalfihi tanziloun min Hakimin Hamid) [sourate Foussilat verset 41-42] qui signifie : « Certes c’est un Livre glorieux, qui ne comporte aucune erreur d’aucune sorte, une expression révélée de la part de Celui Qui crée les choses par une sagesse parfaite et Qui mérite la louange. »

Le Qour’an honoré a été révélé avec des caractéristiques qui diffèrent des caractéristiques de la parole humaine. Sa composition n’est pas celle des épitres… ni celle des discours… ni celle des poèmes… Il n’a rien à voir avec les dictons rimés des devins… Étant donné ce qu’il comporte comme harmonie des termes… comme concision là où la concision a lieu d’être… comme éloquence… comme puissance dans l’expressivité… comme beauté du phrasé et comme figures de style surprenantes… ce qui confondit l’entendement des arabes pourtant réputés pour leur éloquence, au point qu’ils reconnurent que ce n’est pas la parole d’un être humain !

En effet, Al-Bayhaqiyy rapporte dans Dala’ilou n-Noubouwwah que Al-Walid Ibnou l-Moughirah, qui faisait partie des chefs des mécréants, était venu voir le Messager de Allah ﷺ et lui avait dit : « Récite-moi quelque chose. » Le Prophète ﷺ avait alors récité :

﴿ إِنَّ ٱللَّهَ يَأۡمُرُ بِٱلۡعَدۡلِ وَٱلۡإِحۡسَٰنِ وَإِيتَآيِٕ ذِي ٱلۡقُرۡبَىٰ وَيَنۡهَىٰ عَنِ ٱلۡفَحۡشَآءِ وَٱلۡمُنكَرِ وَٱلۡبَغۡيِۚ يَعِظُكُمۡ لَعَلَّكُمۡ تَذَكَّرُونَ ٩٠ ﴾

(‘inna l-Laha ya’mourou bil-^adli wal-‘ihçan wa’ita’i dhi l-qourba wayanha ^ani l-fahcha’i wal-mounkari wal-baghy ya^idhoukoum la^allakoum tadhakkaroun) [sourate An-Nahl verset 90] ce qui signifie : « Certes Allah vous ordonne la justice, la bienfaisance, l’aide aux proches parents, Il interdit la débauche, ce qui est blâmable et l’injustice ; Il vous exhorte, puissiez-vous profiter de ce rappel. »

Il lui avait dit : « Répète encore » et le Prophète ﷺ avait répété. C’est alors que Al-Walid a dit : « Par Allah, il recèle une douceur et possède une beauté ; son sommet est certes fructueux, et sa base est certes abondante[1], et ce n’est pas un être humain qui dit cela. » C’est comme si son cœur s’était adouci. Cela parvint aux oreilles de Abou Jahl qui partit le voir et lui dit : « Mon oncle, c’est comme si tu étais en train de te rapprocher de Mouhammad, tu veux donc de l’argent de lui ? Ton peuple peut collecter pour toi suffisamment d’argent pour t’en donner. » Al-Walid lui dit : « Mais Qouraych sait parfaitement que je fais partie des plus fortunés d’entre eux. » Puis [Abou Jahl] lui a dit : « Dis donc une parole qui parvienne à ton peuple, que tu blâmes le Qour’an ou que tu le détestes. » Il lui demanda : « Que pourrais-je dire ? Par Allah, il n’y a pas parmi vous un homme qui connaisse mieux les poèmes de toutes sortes que moi, jusqu’aux poèmes des jinn. Par Allah, ce qu’il dit ne ressemble à rien de tout cela. Par Allah, la parole qu’il dit recèle une douceur et possède une beauté ; fructueuse est sa cime et sa racine foisonnante, ce sont des paroles qui surpassent toute autre parole et que rien ne surpasse, elles mettent en pièces tout ce qui est en-deçà. » Il se mit à dire par la suite : « C’est un sorcier ! »

Allah a fait savoir à Son prophète que personne ne pourrait jamais apporter un texte semblable. Il lui a ordonné de défier son peuple d’amener quoi que ce soit de semblable, même quelque chose de semblable à la sourate la plus courte du Qour’an. Allah ^azza wajall dit :

﴿ قُل لَّئِنِ ٱجۡتَمَعَتِ ٱلۡإِنسُ وَٱلۡجِنُّ عَلَىٰٓ أَن يَأۡتُواْ بِمِثۡلِ هَٰذَا ٱلۡقُرۡءَانِ لَا يَأۡتُونَ بِمِثۡلِهِۦ وَلَوۡ كَانَ بَعۡضُهُمۡ لِبَعۡضٖ ظَهِيرٗا ٨٨ ﴾

(qoul la’ini jtama^ati l-‘insou wal-jinnou ^ala ‘an ya’tou bimithli hadha l-Qour’ani la ya’touna bimithlihi walaw kana ba^douhoum liba^din dhahira) [sourate Al-‘Israʾ verset 88] ce qui signifie : « Dis : si les humains et les jinn s’unissaient pour apporter un texte semblable à ce Qour’an, ils napporteraient rien qui lui soit semblable, même s’ils se joignaient les uns aux autres pour ce faire. »

Et Allah ta^ala dit :

﴿ أَمۡ يَقُولُونَ ٱفۡتَرَىٰهُۖ قُلۡ فَأۡتُواْ بِسُورَةٖ مِّثۡلِهِۦ وَٱدۡعُواْ مَنِ ٱسۡتَطَعۡتُم مِّن دُونِ ٱللَّهِ إِن كُنتُمۡ صَٰدِقِينَ ٣٨ ﴾

(‘am yaqoulouna ftarahou qoul fa’tou bisouratin mithlihi wad^ou mani stata^toum min douni l-Lahi ‘in kountoum sadiqin) [sourate Younous verset 38] ce qui signifie : « S’il disent : Il l’a inventé ?” Dis : “Apportez une seule sourate semblable et appelez qui vous pourrez, en dehors de Allah, si vous êtes véridiques.” »

Aucun d’entre eux n’a jamais pu lui opposer quoi que ce soit de semblable, pas même l’équivalent de la sourate la plus courte du Qour’an, bien qu’ils se fussent éminemment distingués par leur éloquence et leur maîtrise de la rhétorique et en dépit de l’acharnement des associateurs à s’opposer au Messager et à le démentir ; leur incapacité à le faire est un fait avéré et de notoriété publique. C’est pour cela qu’ils finirent par recourir à la force, quitte à mettre en péril leurs biens, leurs enfants et leurs propres personnes. S’ils avaient été capables d’opposer un seul texte au Qour’an, ils n’auraient jamais recouru à la force, car lui opposer un texte aurait comporté plus de sécurité pour leurs personnes et leurs biens. Et c’est un défi qui demeure jusqu’à nos jours !

Ajoutez à ce qui précède, tout ce que le Qour’an honoré comporte comme nouvelles des premières communautés humaines et comme annonces de choses cachées que l’on ne peut concevoir de connaître que par le biais de la révélation accordée aux prophètes. Le Qour’an a ainsi annoncé beaucoup de choses qui se sont déjà produites, comme dans Sa parole ta^ala :

﴿ لَّقَدۡ صَدَقَ ٱللَّهُ رَسُولَهُ ٱلرُّءۡيَا بِٱلۡحَقِّۖ لَتَدۡخُلُنَّ ٱلۡمَسۡجِدَ ٱلۡحَرَامَ إِن شَآءَ ٱللَّهُ ءَامِنِينَ مُحَلِّقِينَ رُءُوسَكُمۡ وَمُقَصِّرينَ لَا تَخَافُونَۖ فَعَلِمَ مَا لَمۡ تَعۡلَمُواْ فَجَعَلَ مِن دُونِ ذَٰلِكَ فَتۡحٗا قَرِيبًا ٢٧ ﴾

(laqad sadaqa l-Lahou raçoulahou r-rou’ya bil-haqqi latad-khoulouna l-masjida l-harama ‘in cha’a l-Lahou ‘aminina mouhalliqina rou’ouçakoum wamouqassirina la takhafouna fa^alima ma lam ta^lamou faja^ala min douni dhalika fat-han qariba) [sourate Al-Fath verset 27] qui signifie : « Allah a promis à Son Messager que la vision qu’il avait eu serait véridique : vous entrerez bien dans la mosquée Al-Haram si Allah le veut, rassurés, le crâne rasé ou les cheveux coupés, vous serez sans crainte. Allah sait ce que vous ne savez pas, Il a fait qu’avant cela il y aura une conquête prochaine. »

Ceci a effectivement eu lieu. Les musulmans ont conquis La Mecque peu de temps après la descente de ce verset, en toute sécurité, la tête rasée et les cheveux coupés.

Et Allah ta^ala dit :

﴿ الٓمٓ ١ غُلِبَتِ ٱلرُّومُ ٢ فِيٓ أَدۡنَى ٱلۡأَرۡضِ وَهُم مِّنۢ بَعۡدِ غَلَبِهِمۡ سَيَغۡلِبُونَ ٣ فِي بِضۡعِ سِنِينَۗ لِلَّهِ ٱلۡأَمۡرُ مِن قَبۡلُ وَمِنۢ بَعۡدُۚ وَيَوۡمَئِذٖ يَفۡرَحُ ٱلۡمُؤۡمِنُونَ ٤ بِنَصۡرِ ٱللَّهِۚ يَنصُر مَن شَآءُۖ وَهُوَ ٱلۡعَزِيزُ ٱلرَّحِيمُ ٥ وَعۡدَ ٱللَّهِۖ لَا يُخۡلِفُ ٱللَّهُ وَعۡدَهُۥ وَلَٰكِنَّ أَكۡثَرَ ٱلنَّاسِ لَا يَعۡلَمُونَ ٦ ﴾

(‘alif lam mim ghoulibati r-roumou fi ‘adna l-‘ardi wahoum min ba^di ghalabihim sayaghliboun fi bid^i sinina lil-Lahi l-‘amrou min qablou wamin ba^dou wayawma’idhin yafrahou l-mou’minoun binasri l-Lahi yansourou man yacha’ou waHouwal-^Azizou r-Rahim wa^da l-Lahi la youkhlifou l-Lahou wa^dahou walakinna ‘akthara n-naçi la ya^lamoun) [sourate Ar-Roum versets 1-6]

On comprend de ce ces versets que les Romains seraient vaincus à l’endroit le plus bas de la Terre et qu’après leur défaite, ils vaincraient quelques années plus tard. Effectivement, les Romains ont eu le dessus sur les Perses quelques années après avoir été vaincus. Et on a su [grâce au Qour’an] bien d’autres annonces qui sont, elles aussi, devenues très célèbres.

Que Allah honore et élève davantage le Prophète qui n’a jamais lu et n’a jamais écrit, qui a reçu le Qour’an par révélation, ce miracle permanent à travers les années, celui dont Allah a fait le meilleur de Ses prophètes et grâce auquel Il a fait de nous la meilleure des communautés. Que Allah nous accorde d’être bien guidés par sa guidée et de le prendre pour modèle. Certes, Allah est Celui Qui entend tout, Celui Qui exauce les invocations.

Voilà, et je demande que Allah Al-^Adhim me pardonne ainsi qu’à vous-mêmes.

Second Discours[2] :

الحمد لله

والصلاة والسَّلام على سيّدنا محمّد رسول الله

يا أيّها الذين آمنوا اتّقوا الله

اللهم اغفِرْ للمؤمنين والمؤمنات

Al-hamdou lil-Lah

wassalatou was-salamou ^ala sayyidina Mouhammadin raçouli l-Lah ;

ya ‘ayyouha l-ladhina ‘amanou t-taqou l-Lah.

Allahoumma ghfir lil-mou’minina wal-mou’minat.

[1] Il l’a comparé à un arbre dont la racine est irriguée abondamment et qui a donc bien grandi et donné beaucoup de fruits.

[2] Il s’agit des piliers selon Ach-Chafi^iyy pour ceux qui seraient amenés à donner le discours entièrement en français. Les piliers devraient être dits en arabe.