À la une Hajj Khoutbah Prédestination du bien et du mal

Khoutbah n°1406 : Parmi les Miracles du Messager de Allah

Les miracles qui se sont produits pour le Prophète Mouhammad, durant sa vie, furent très nombreux ; il a été dit que leur nombre est compris entre 1000 et 3000 miracles. L’Imam Ach- Chafi^iyy, que Allah l’agrée, a dit :« Allah n’a pas accordé de miracle à un prophète sans qu’Il n’accorde à Mouhammad un miracle semblable ou plus éminent encore. »

Télécharger la khoutbah au format pdf 

Version courte du discours en Arabe et en Français

Discours en Français

Discours en Arabe et en Français alternés

Discours en Arabe avec un résumé en Français

Khoutbah n°1406

Discours du vendredi 4 septembre 2026 correspondant au 22 rabi^ al-‘awwal 1448 de l’Hégire

Parmi les Miracles du Messager de Allah

مِنْ مُعْجِزَاتِ رَسُولِ اللهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّم

الحمد لله والصلاة والسلام على سيدنا محمّد رسول الله يا أيّها الذين آمنوا اتّقوا الله

Al-hamdou lil-Lahi wassalatou was-salamou ^ala sayyidina Mouhammad, raçouli l-Lah ; ya ‘ayyouha l-Ladhina ‘amanou t-taqou l-Lah.

La louange est à Allah, nous faisons Son éloge, nous recherchons Son aide, nous recherchons Sa bonne guidée, nous Le remercions, nous demandons à Allah de nous préserver du mal de nos âmes et de nos mauvaises œuvres. Celui que Allah guide, nul ne peut l’égarer et celui qu’Il égare, nul ne peut le guider.

Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah, qu’Il est le dieu unique et qu’Il n’a pas d’associé ni de semblable, ni d’adversaire ni d’équivalent. Et je témoigne que notre maître, notre bien-aimé, notre éminence et notre guide, la cause de notre joie, notre maître Mouhammad, est Son esclave et Son messager, celui qu’Il agrée le plus, celui pour qui la lune s’est fendue en deux, celui à qui les pierres adressaient le salam, celui à qui les arbres obéissaient. Il est la fierté des peuples de Rabi^ah et de Moudar, que Allah honore et élève davantage en degré notre maître Mouhammad l’Honnête, ainsi que sa famille et ses compagnons bons et purs.

Après quoi, esclave de Allah, je vous recommande ainsi qu’à moi-même, de faire preuve de piété à l’égard de Allah Al-^Aliyy Al-Qadir, Celui Qui dit dans le Qour’an honoré :

﴿ هُوَ ٱلَّذِيٓ أَرۡسَلَ رَسُولَهُۥ بِٱلۡهُدَىٰ وَدِينِ ٱلۡحَقِّ لِيُظۡهِرَهُۥ عَلَى ٱلدِّينِ كُلِّهِۦۚ وَكَفَىٰ بِٱللَّهِ شَهِيدٗا ٢٨ ﴾

(houwa l-Ladhi ‘arsala raçoulahou bil-houda wadini l-haqqi liyoudh-hirahou ^ala d-dini koullihi wakafa bil-Lahi chahida) [sourate Al-Fath verset 28] ce qui signifie : « C’est Lui qui a envoyé Son messager avec la bonne guidée et la religion de vérité. »

Chers frères de foi, Allah tabaraka wata^ala a envoyé le dernier des prophètes notre maître Mouhammad. Il a accompli sa mission, transmis le message, annoncé la bonne nouvelle et averti d’un châtiment. Il a subi de graves nuisances mais il a patienté, il a enseigné et ordonné, dans la chaleur ou dans le froid, l’été comme l’hiver, de jour comme de nuit, sans se lasser ni découragement, jusqu’à ce que se soumettent à lui, salla l-Lahou ^alayhi wasallam, des âmes qui étaient rudes et qui se sont adoucis par ses exhortations, des cœurs qui étaient auparavant des pierres endurcies et qui se sont mis à resplendir grâce à la lumière de sa guidée, des cœurs qui étaient auparavant noyés dans les ténèbres. Allah tabaraka wata^ala l’a soutenu par des miracles éclatants pour que ces miracles soient une preuve de sa véracité salla l-Lahou ^alayhi wasallam.

Les miracles qui se sont produits pour le Messager de Allah Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wasallam, durant sa vie, furent très nombreux ; il a été dit que leur nombre est compris entre 1000 et 3000 miracles. Ach- Chafi^iyy, que Allah l’agrée, a dit :

( ما أعطى اللهُ نبيًا معجزةً إلّا وأعطى محمَّدًا مثلَها أو أعظمَ منها )

(ma ‘a^ta l-Lahou nabiyyan mou^jizatan ‘il-la wa’a^ta mouhammadan mithlaha ‘aw ‘a^dhamou minha) ce qui signifie : « Allah n’a pas accordé de miracle à un prophète sans qu’Il n’accorde à Mouhammad un miracle semblable ou plus éminent encore. »

On fit la remarque à Ach-Chafi^iyy : « Pourtant Allah a accordé à ^Iça la résurrection des morts ! » Il avait répondu, que Allah l’agrée : « Mouhammad a eu le gémissement du tronc de palmier sec, au point que sa voix a été entendue. Ce miracle est plus éminent que celui de ^Iça. »

Ainsi, Al-Boukhariyy a rapporté dans son Sahih d’après Jabir Ibnou ^Abdi l-Lah, que Allah les agrée tous les deux, qu’une femme des ‘Ansar avait dit au Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wasallam : « Ô Messager de Allah, veux-tu que je te fasse fabriquer quelque chose sur lequel tu puisses t’asseoir ? Car j’ai un serviteur qui est menuisier. » Il avait répondu : (( إِنْ شِئْتِ )) (‘in chi’ti) ce qui signifie : « Si tu veux. » ; [le rapporteur du hadith] a dit qu’elle lui avait fait faire le minbar. Le vendredi suivant, le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wasallam prit place sur le minbar qu’on lui avait fabriqué, c’est alors que le tronc de palmier sec auprès duquel il se tenait pour donner son discours a poussé un cri au point qu’il a failli se fendre. Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wasallam est alors descendu du minbar pour serrer le tronc de palmier entre ses bras et le palmier s’est mis à gémir comme un petit enfant qu’on essaye d’apaiser, jusqu’à ce qu’il se calme. Dans le Sahih de Ibnou Hibban, il est rapporté de Al-Haçan, que Allah l’agrée, que quand il citait ce hadith il pleurait et disait : « Ô esclaves de Allah, du bois a gémi pour le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wasallam parce qu’il lui manquait, alors vous, vous êtes plus à même de vous languir de le rencontrer. »

Parmi ses miracles salla l-Lahou ^alayhi wasallam, il y a l’arbre qui s’est déplacé jusqu’à lui pour témoigner en sa faveur. Ibnou Hibban, Al-Bayhaqiyy et d’autres ont rapporté de ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar qu’il a dit : « Nous marchions aux côtés du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wasallam lorsqu’un bédouin est arrivé. Quand il se fut rapproché, le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wasallam lui a dit :

(( أَيْنَ تُرِيدُ ؟ ))

(‘ayna tourid) ce qui signifie : « Où vas-tu ? » Il lui répondit : « Je vais rejoindre ma famille ! » Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wasallam lui dit alors :

(( هَلْ لَكَ إِلى خَيْرٍ ؟ ))

(hal laka ila l-khayr) ce qui signifie : « Ne voudrais-tu pas que je t’indique un bien ? » Il lui dit : « Quel est-il ? » Il lui répondit :

(( تَشْهَدُ أَنْ لاَ إلهَ إِلَّا اللهُ وَحْدَهُ لا شَرِيكَ لَهُ وَأَنَّ مُحَمَّدًا عَبْدُهُ ورَسُولُهُ ؟ ))

(tach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lah wahdahou la charika lah wa’anna Mouhammadan ^abdouhou waraçoulouh) ce qui signifie : « Témoigne qu’il n’est de dieu que Allah, qu’Il est le dieu unique et qu’Il n’a pas d’associé et que Mouhammad est Son esclave et Son messager. » Le bédouin lui demanda : « Y a-t-il un témoin en faveur de ce que tu dis ? » Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wasallam lui dit alors :

(( هَذِهِ الشَّجَرَةُ ))

(hadhihi ch-chajarah) ce qui signifie : « Cet arbre là-bas ! » Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wasallam l’appela et l’arbre qui était au bord d’un cours d’eau sillonna le sol, jusqu’à ce qu’il se tienne devant le Prophète. Le Prophète l’a fait témoigner à trois reprises et l’arbre a témoigné qu’il en était comme il a dit. »

Parmi ses miracles salla l-Lahou ^alayhi wasallam, il y a la nourriture qui glorifiait Allah en faisant le tasbih dans sa main honorée. Al-Boukhariyy a rapporté du hadith de Ibnou Mas^oud qu’il a dit : « Nous mangions avec le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wasallam la nourriture et nous entendions la nourriture faire le tasbih. »

Ces trois miracles, chers frères de foi, sont en réalité plus étonnants que la résurrection des morts. En effet, la résurrection des morts n’est que le retour de ces personnes à un état qu’elles possédaient auparavant, à savoir le retour à la vie qu’elles avaient avant de mourir. Mais le tronc de bois sec, l’arbre ou ce qui est de cet ordre, ce n’était pas son état habituel de parler ! Par conséquent, les pleurs du tronc de palmier sec, le témoignage de l’arbre dans la campagne et les évocations de glorification de la nourriture sont plus étonnants encore.

Parmi ses miracles salla l-Lahou ^alayhi wasallam, chers frères, il y a le jaillissement de l’eau d’entre ses doigts. C’est une chose qui a été observée à plusieurs reprises par une large assistance, c’est-à-dire qu’un grand nombre de personnes était présent lorsque cela s’est produit.

Al-Boukhariyy et Mouslim ont en effet rapporté d’après Qatadah, d’après ‘Anas, que Allah l’agrée, qu’il a dit : « On avait amené au Prophète salla l-Lahou ^alayhi wasallam un récipient, alors qu’il se trouvait à AzZawra – un endroit à Médine –. Il avait mis sa main dans le récipient et l’eau s’était mise à jaillir d’entre ses doigts. Les gens ont pu faire le woudou’ avec cette eau. » Qatadah a dit : « J’ai demandé à ‘Anas : “Combien étiez-vous ?” ‘Anas avait répondu : “Nous étions trois cents ou presque.” »

Al-Boukhariyy et Mouslim ont par ailleurs rapporté, du hadith de Jabir : « Le jour de Al-Houdaybiyah, les gens étaient assoiffés et le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wasallam avait avec lui un petit récipient à partir duquel il prenait de quoi faire le woudou’. Les gens se sont attroupés autour de lui et il leur a dit ce qui signifie : « Que vous arrive-t-il ? » Ils ont dit : « Ô Messager de Allah, nous n’avons plus d’eau pour faire le woudou’ ni de quoi boire, hormis ce que tu as avec toi ! » Il mit alors sa main dans le petit récipient et l’eau s’était mise à jaillir d’entre ses doigts comme des sources, nous avons pu boire et faire notre woudou’. On lui demanda : « Combien étiez-vous ? » Il a dit : « Si nous avions été cent mille, cette eau nous aurait suffi ; mais nous étions quinze cents – 1500 –. »

Parmi ses miracles salla l-Lahou ^alayhi wasallam, il y a la remise en place de l’œil de Qatadah après qu’il avait été arraché. Ainsi Al-Bayhaqiyy a rapporté dans Ad-Dala’il d’après Qatadah Ibnou Nou^man que son œil avait été blessé le jour de Badr, son globe oculaire était sorti et pendait sur sa joue. Ils voulaient le sectionner et avaient demandé l’autorisation de le faire au Messager de Allah qui leur avait dit : (((( لا  ce qui signifie : « Non ! » Puis il l’avait fait venir et avait remis délicatement son œil en place de la paume de sa main. Après cela, Qatadah ne pouvait plus distinguer lequel de ses deux yeux avait été atteint.

À propos de ces deux miracles, celui de l’eau qui a jailli d’entre ses doigts et celui de la guérison de l’œil de Qatadah qui avait été arraché, l’un de ceux qui font l’éloge du Prophète a dit en poésie arabe ce qui signifie :

Si Mouça étanchait la soif des ‘asbat à partir d’un rocher,

il y a certes dans la main, un sens plus fort que dans le rocher.

Et si ^Iça a guéri l’aveugle de naissance par ses invocations,

par la paume de sa main combien de vues il a pu rendre.

Le jaillissement de l’eau d’entre ses os, ses ligaments, sa chair et son sang salla l-Lahou ^alayhi wasallam est plus étonnant que le jaillissement de l’eau à partir d’un rocher, celui que Mouça frappait de son bâton. En effet, le fait que l’eau jaillisse à partir de la roche est quelque chose d’habituel pour les gens, contrairement au jaillissement de l’eau d’entre la chair et le sang.

Parmi ses miracles éclatants salla l-Lahou ^alayhi wasallam, il y a que la lune s’est fendue en deux. Une partie était au-dessus du niveau de la montagne de Abou Qoubays et une autre en contrebas. Le Qour’an fait connaître cet évènement tout comme les hadith. Ainsi dans le Livre honoré :

﴿ ٱقۡتَرَبَتِ ٱلسَّاعَةُ وَٱنشَقَّ ٱلۡقَمَرُ ١ وَإِن يَرَوۡاْ ءَايَةٗ يُعۡرِضُواْ وَيَقُولُواْ سِحۡرٞ مُّسۡتَمِرّٞ ٢ وَكَذَّبُواْ وَٱتَّبَعُوٓاْ أَهۡوَآءَهُمۡۚ وَكُلُّ أَمۡرٖ مُّسۡتَقِرّٞ ٣ وَلَقَدۡ جَآءَهُم مِّنَ ٱلۡأَنۢبَآءِ مَا فِيهِ مُزۡدَجَرٌ ٤ ﴾

(‘iqtarabati s-sa^atou wanchaqqa l-qamar wa’in yaraw ‘ayatan you^ridou wayaqoulou sihroun moustamirr wakadhdhabou wattaba^ou ‘ahwa’ahoum wakoullou ‘amrin moustaqirr walaqad ja’ahoum mina l-’anba’i ma fihi mouzdajar) [sourate Al-Qamar versets 1-4] ce qui signifie : « L’heure approche et la lune s’est fendue en deux. Et quand ils voient un signe, ils s’en détournent et disent : « Ceci n’est que magie persistante. » Ils ont renié et suivi leurs passions ; et Allah sait toute chose. Pourtant, il leur est parvenu comme nouvelles de quoi les empêcher [de commettre le mal]. »

Il est parvenu dans le Sahih de Al-Boukhariyy d’après Anas Ibnou Malik, que Allah l’agrée, qu’il a dit : « Les gens de La Mecque avaient demandé au Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wasallam de leur montrer un miracle. Il leur a montré la séparation de la lune en deux. »

Dans une version de Mouslim : « Il leur a montré la séparation de la lune deux fois. »

Et dans Dala’ilou n-Noubouwwah de Abou Nou^aym, d’après Ibnou Mas^oud : « La lune s’est séparée en deux à l’époque du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wasallam mais les gens de Qouraych ont dit que c’était encore une sorcellerie du fils de Abou Kabchah. » Ils visaient par-là le Prophète ^alayhi ssalatou was-salam. Il a dit : « Ils ont dit alors : Voyez ce que vont dire les caravaniers qui arriveront dans les jours qui viennent, » c’est-à-dire les caravanes qui revenaient vers La Mecque « car Mouhammad ne peut pas ensorceler tout le monde. » Il a dit : « Les caravaniers sont revenus et ont dit la même chose. »

Quelle gloire que celle que nous avons obtenue par ce Prophète éminent ! Lui que son Seigneur a soutenu par des miracles éclatants qui sont autant de preuves claires et autant d’arguments éclatants de sa véracité salla l-Lahou ^alayhi wasallam. Alors bonheur à qui l’aura pris pour modèle ! Bonheur à qui aura soutenu sa religion et à qui aura revivifié sa tradition !

Ayant tenu mes propos, je demande que Allah me pardonne ainsi qu’à vous-mêmes.

Second Discours[1] :

الحمد لله

والصلاة والسَّلام على سيّدنا محمّد رسول الله

يا أيّها الذين آمنوا اتّقوا الله

اللهم اغفِرْ للمؤمنين والمؤمنات

Al-hamdou lil-Lah

wassalatou was-salamou ^ala sayyidina Mouhammadin raçouli l-Lah ;

ya ‘ayyouha l-ladhina ‘amanou t-taqou l-Lah.

Allahoumma ghfir lil-mou’minina wal-mou’minat.

[1] Il s’agit des piliers selon Ach-Chafi^iyy pour ceux qui seraient amenés à donner le discours entièrement en français. Les piliers devraient être dits en arabe.