La Zakat al-Fitr dans les quatre écoles de jurisprudence
Louange à Allah, le Seigneur des mondes. À Lui appartiennent les bienfaits et les grâces qu’Il accorde et Il mérite les éloges excellents. Que l’élévation en degré de la part de Allah soit accordée à notre maître Mouhammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons bons et purs.
Ceci dit, le mois de Ramadan approche de sa fin et le moment de s’acquitter de la Zakat al-Fitr est proche. Voici donc un article expliquant les règles de la Zakat al-Fitr : comment une personne s’en acquitte. Nous essayerons d’expliquer comment s’en acquitter de la meilleure manière, de la manière la plus récompensée, tout en évitant les divergences juridiques, et en mentionnant aussi certains avis d’imams qui comportent des facilités.
Le moment de l’acquittement de la Zakat al-Fitr
Le meilleur moment pour donner la Zakat al-Fitr est le matin du jour de l’Aïd avant la prière, car c’est à ce moment que l’on pourvoit aux besoins des pauvres et des nécessiteux. Ils peuvent ainsi accueillir l’Aïd en ayant ressenti que leurs besoins alimentaires ont été comblés.
Il est recommandé au musulman de donner la Zakat al-Fitr qu’il soit riche ou pauvre, qu’elle soit obligatoire pour lui ou non. Si elle ne lui est pas obligatoire, il peut la donner avec l’intention d’une aumône surérogatoire et non comme une obligation.
Quand la Zakat al-Fitr devient obligatoire ?
La Zakat al-Fitr devient obligatoire pour la personne, si elle a vécu une partie de Ramadan et une partie de Chawwal. Cela signifie : si la personne était vivante au moment du coucher du soleil du dernier jour de Ramadan et qu’elle est restée vivante après la disparition totale du soleil, elle a alors vécu une partie de Ramadan et une partie de Chawwal; la Zakat al-Fitr devient donc obligatoire pour elle. La même règle s’applique aux personnes pour lesquelles elle doit la payer. Pour expliquer ce point encore plus :
- Si un enfant naît le dernier jour de Ramadan mais meurt avant le coucher du soleil, la Zakat al-Fitr n’est pas due pour lui.
- S’il naît après le coucher du soleil, elle n’est pas due non plus.
- Mais s’il naît une minute avant le coucher du soleil et reste vivant après, la Zakat al-Fitr doit être payée pour lui.
Ceci est l’avis de la majorité des imams, mais chez les hanafites, la Zakat al-Fitr ne devient obligatoire que pour celui qui est vivant au moment de l’aube du jour de l’Aïd.
Au nom de qui doit-on payer la Zakat al-Fitr ?
La personne doit payer la Zakat al-Fitr :
- En son nom à elle
- Au nom des personnes à sa charge dont elle doit assurer la subsistance.
Cela inclut ses enfants non pubères, garçons ou filles, s’ils n’ont pas de quoi subvenir à leurs besoins. De même, ses enfants pubères, s’ils sont atteints de folie par exemple et qu’ils sont dans l’incapacité de subvenir à leurs propres besoins ou de gagner leur subsistance, il lui est alors obligatoire de pourvoir à leurs besoins et de s’acquitter de la Zakat al-Fitr en leur nom, à condition qu’ils soient pauvres et sans biens. Mais si un enfant possède des biens – par exemple s’il a hérité de sa mère – alors la Zakat al-Fitr est payée à partir de ses propres biens, et non à partir des biens du père.
Quant à ses enfants pubères et sains d’esprit, garçons ou filles, capables de subvenir à leurs propres besoins – comme s’il avait un fils de 16 ou 17 ans – il ne lui est alors pas obligatoire de s’acquitter de la Zakat al-Fitr en leur nom.
La puberté est atteinte :
- pour le garçon :
- par l’émission de sperme
- ou par l’âge de 15 ans lunaires.
- pour la fille :
- par l’émission de sperme
- ou par l’apparition des menstruations
- ou par l’âge de 15 ans lunaires.
Si l’un de ces signes apparaît, la personne est considérée comme pubère.
Ainsi, si l’enfant est pubère et capable de travailler, le père n’est pas tenu de payer la Zakat al-Fitr pour lui, même s’il est pauvre. S’il souhaite la payer pour lui, il doit en recevoir l’autorisation.
Le mari doit payer la Zakat al-Fitr pour son épouse. Cependant, les hanafites disent que ce n’est pas obligatoire pour le mari ; l’épouse la paie elle-même. Mais selon les autres écoles, c’est un devoir pour le mari de s’acquitter de la Zakat al-Fitr de sa femme.
Conditions d’obligation
La Zakat al-Fitr devient obligatoire si la personne possède la valeur à donner en tant que Zakat al-Fitr en plus de :
- ses dettes
- ses vêtements
- son logement
- sa nourriture et celle de ceux dont il a la charge pour le jour et la nuit qui suit l’Aïd.
Si elle ne possède pas ce surplus, la Zakat al-Fitr ne lui est pas obligatoire. Elle n’est pas obligée d’emprunter pour la payer et ce même si elle pouvait le faire.
Cependant, chez les malikites, si la personne peut emprunter, elle doit emprunter pour s’en acquitter. Les malikites ont dit que si ce que la personne possède ne dépasse pas ce qui est nécessaire pour sa subsistance et celle des personnes à sa charge le jour de l’Aïd, mais qu’elle est en mesure d’emprunter, alors elle emprunte et elle s’acquitte de la Zakat al-Fitr.
Sous quelle forme la donner ?
Dans la majorité des écoles, il n’est pas permis de donner de l’argent ou des vêtements. La personne devra verser un sa^ (une mesure) pour chaque individu – pour elle-même et pour chacune des personnes dont elle souhaite s’acquitter – soit un sa^ de la nourriture de base prédominante dans la région. La nourriture de base, c’est l’aliment que les habitants de la région consomment pour sustenter leurs corps (soutenir les forces du corps par les aliments), celui qui est majoritairement mangé chez eux. On verse donc de cet aliment :
- Si la nourriture prédominante dans la région est le blé, on verse du blé.
- Si la nourriture prédominante dans la région est l’orge, on verse de l’orge.
- Si la nourriture prédominante dans la région est le riz, on verse du riz.
S’il fait cela, cela lui suffit et sera considéré comme valablement accompli de sa part dans toutes les écoles de jurisprudence.
La mesure du Sa^
Le Sa^ du Hijaz correspond à quatre moudd, le moudd étant le plein des deux mains jointes d’un homme de taille moyenne. Il s’agit d’une mesure de volume, pas de poids. Ainsi le poids varie selon l’aliment. Pour le blé, cela correspond environ à 1700 grammes selon l’avis majoritaire.
Chez Abou Hanifah, le Sa^ utilisé est le Sa^ irakien, plus grand. Mais pour le blé, il suffit d’un demi-Sa^, soit environ 2150 grammes, un peu plus que 2 kilos.
Comment éviter les divergences ?
Celui qui veut s’assurer que sa Zakat est valable selon tous les imams doit :
- donner un Sa^ de la nourriture principale de la région
- ne pas donner d’argent.
Donner la valeur en argent ?
Si quelqu’un veut donner de l’argent :
- cela n’est pas valide selon la majorité
- mais c’est valide selon l’imam Abou Hanifah. Les savants hanafites ont même dit que le paiement de la valeur en argent est préférable au paiement en nature (le blé ou autre), selon la position officielle de l’école sur laquelle repose la fatwa. Cela vaut toutefois dans les temps d’aisance ; quant aux temps de difficulté, le paiement en nature (blé ou autre) est alors préférable.
Dans ce cas, il doit calculer la valeur du demi-Sa^ de blé (environ 2150 g) au prix du marché de sa ville.
Il faut prendre :
- le prix courant du marché
- pas le prix de gros.
Attention, le prix peut changer d’une région à une autre, dans un même pays, donc on prend en considération la ville ou le village dans lequel on réside.
Puis, il n’est pas exigé que le blé soit décortiqué (pelé), contrairement à ce qui s’est répandu chez certaines personnes. Il est tout à fait valide de s’acquitter de la Zakat al-Fitr en blé sans que celui-ci soit décortiqué.
Où la distribuer ?
Il n’est pas permis de transférer la Zakat vers une autre ville. Si quelqu’un vit à Paris, par exemple, il doit la distribuer à Paris. Il n’est permis de la transférer vers une autre ville que s’il n’existe pas de bénéficiaires dans sa ville. Donc, s’il n’existe pas dans sa ville de personnes éligibles à recevoir la zakat, dans ce cas, il la transfère vers la ville la plus proche. Bien plus, il lui est obligatoire de la transférer vers la ville la plus proche, selon l’école de l’imam Ach-Chafi^iyy que Dieu l’agrée. Quant aux hanafites, si l’on ne trouve pas de bénéficiaires éligibles dans la ville, ou s’il existe dans une autre ville des bénéficiaires plus méritants – c’est-à-dire plus dignes que ceux qui se trouvent dans sa propre ville – il lui est alors permis de la transférer. Ainsi, le principe de base est qu’il ne lui est pas permis de transférer la Zakat hors de sa ville au moment de son versement – cela lui est interdit.
À qui elle ne peut pas être donnée ?
Celui qui souhaite que sa Zakat al-Fitr soit valide selon tous les imams doit la verser en blé ou en tout autre aliment constituant la nourriture de base prédominante de sa région, et ne doit la remettre qu’à une personne éligible.
Il ne doit pas la donner à ses ascendants :
- ni à son père, ni à sa mère, ni à son grand-père, ni à sa grand-mère.
Il ne doit pas non plus la donner à ses descendants :
- ni à son fils, ni à sa fille, ni au fils de son fils, ni au fils de sa fille, ni à la fille de sa fille, ni à quiconque dans ce même ordre.
Cela est dû au fait que l’imam Abou Hanifah que Dieu l’agrée n’autorise pas le versement de la Zakat à ses ascendants ni à ses descendants.
Ainsi, celui qui s’acquitte de sa Zakat – qu’il s’agisse de la Zakat sur la monnaie ou de la Zakat al-Fitr – selon l’école hanafite, doit être attentif à cela : il ne lui est pas permis d’en donner à ses ascendants, même s’ils sont pauvres, ni à ses descendants, même s’ils sont pauvres.
Rappels importants
Il doit également veiller à ne pas s’acquitter de la Zakat au nom de son enfant pubère sans sa permission, qu’il soit garçon ou fille.
Le mieux, pour celui qui souhaite sortir de la divergence des savants, est de demander la permission à son épouse avant de verser la Zakat en son nom. Car l’imam Abou Hanifah pose comme condition son autorisation, étant donné qu’il n’impose pas au mari de s’acquitter de la Zakat al-Fitr au nom de son épouse.
S’il ne lui demande pas la permission et la verse en son nom sans son accord, cela est valide selon l’école de l’imam Ach-Chafi^iyy que Dieu l’agrée. Cependant, dans ce cas, il est impératif de verser la Zakat al-Fitr en son nom en blé ou équivalent, et non en monnaie – car l’imam Ach-Chafi^iyy que Dieu l’agrée n’autorise pas le versement de la Zakat al-Fitr en argent ; il faut nécessairement que ce soit du blé ou tout autre aliment constituant la nourriture de base prédominante de la région.
زكاة الفطر في المذاهب الأربعة
الحمد لله رب العالمين له النعمة وله الفضل وله الثناء الحسن صلوات الله وسلامه على سيدنا محمد وعلى آله وصحبه الطيبين الطاهرين
أما بعد فإن شهر رمضان قد شارف على الانتهاء واقترب وقت أداء زكاة الفطر لذلك سأتكلم إن شاء الله تعالى بشيء ما عن زكاة الفطر كيف يؤديها الشخص وأحاول أن أبين ذلك أي كيف يؤديها على أحسن وجه على أكثر الوجوه ثوابا مع الخروج من الخلاف ومع ذكر ما قاله بعض الأئمة مما فيه تسهيل في الوقت نفسه
أولا أبدأ بذكر وقت إخراج زكاة الفطر الأحسن لإخراج زكاة الفطر أن يخرجها صبيحة العيد قبل الصلاة لأنه في هذا الوقت يسد حاجة المساكين والفقراء ويقبلون على العيد وقد أحسوا أن حاجتهم من الطعام قد كفيت
ثم الأحسن للمسلم أن يخرج زكاة الفطر سواء كان غنيا أم فقيرا سواء كانت الزكاة واجبة عليه أو لم تكن واجبة عليه فإذا لم تكن واجبة عليه أخرجها بنية التطوع لا بنية الوجوب
وتجب زكاة الفطر على الشخص إذا أدرك جزءا من رمضان وجزءا من شوال ما معناه؟ يعني إذا كان حيا عند غروب شمس آخر يوم من رمضان وبقي حيا إلى ما بعد غروبها إذا كان حيا وبقي حيا إلى أن تكامل غروب شمس آخر يوم من رمضان فهذا يكون أدرك جزءا من رمضان وجزءا من شوال فيجب عليه أن يدفع زكاة الفطر وهكذا الآخرون الذين سيأتي ذكرهم ممن يجب عليه أن يخرج عنهم إذا أدركوا جزءا من رمضان وجزءا من شوال إذا كانوا أحيا عند غروب شمس آخر يوم من رمضان واستمروا أحياء إلى أن غابت هؤلاء أيضا يجب أن يدفع عنهم معناه إذا ولد له ولد في آخر يوم من رمضان لكن مات قبل غروب شمس آخر يوم من رمضان ليس عليه أن يدفع عنه زكاة الفطر إذا ولد له ولد بعد أن غربت شمس آخر يوم من رمضان ليس عليه أن يدفع عنه زكاة الفطر إذا ولد له ولد قبل غروب الشمس بدقيقة واستمر حيا إلى ما بعد غروب الشمس فإنه يجب عليه أن يدفع عنه زكاة الفطر هذا ما قاله الجمهور جمهور الأئمة وعند الحنفية لا تجب زكاة الفطر إلا إذا أدرك طلوع الفجر من يوم عيد الفطر
ثم يجب على الإنسان أن يخرج زكاة الفطر عن نفسه وأن يخرجها عن عياله الذين يجب عليه الإنفاق عليهم يعني أولاده غير البالغين الذكور والإناث إذا لم يكونوا أغنياء يجب عليه أن يخرج عنهم زكاة الفطر وكذلك أولاده البالغون إذا كانوا مجانين مثلا لا يستطيعون أن ينفقوا على أنفسهم ولا أن يكتسبوا نفقتهم فإنه يجب عليه أن ينفق عليهم ويخرج عنهم زكاة الفطر هذا إذا لم يكن لهم مال إذا كانوا فقراء أما إذا كان لهم مال ولد صغير من أولاده له مال ورث هذا الولد ماتت أمه مثلا فورث منها أو كان له مال من طريق آخر فكان هذا الولد غنيا في هذه الحال وليه الذي هو الأب في المثال الذي ذكرناه يخرج عنه زكاة الفطر من ماله ولا يجب أن يخرجها الأب من ماله هو إنما يخرجها من مال الولد
أما أولاده البالغون غير المجانين عنده أولاد بالغون قادرون أن ينفقوا على أنفسهم ذكور وإناث فإنه لا يجب عليه أن يخرج عنهم زكاة الفطر يعني إذا كان شخص عنده ولد هذا الولد سنه مثلا صار 16 سنة 17 سنة إذا كان بلغ البلوغ يكون للذكر بأحد أمرين برؤية المني أو ببلوغ سن الخامسة عشرة قمرية للأنثى بأحد ثلاثة أمور برؤية المني أو برؤية دم الحيض أو ببلوغ سن الخامسة عشرة قمرية أي واحد من هذين الأموين أو هذه الأمور إذا حصل يكون الشخص قد بلغ على حسب كونه ذكراً أو أنثى في هذه الحال إذا كان الولد بالغاً يستطيع العمل فإنه لا يجب على الأب أن يخرج عنه زكاة الفطر حتى لو كان هذا الولد فقيراً هذا الولد يكون حاله بالنسبة إلى هذا الأمر كحال أي فقير آخر لا يجب على الأب أن يخرج عنه زكاة الفطر فإن أراد أن يخرج عنهم لابد أن يوكلوه بذلك إذا أراد أن يخرج عن ولده الكبير ذكراً كان أو أنثى فلابد أن يوكله الولد البالغ بإخراج الزكاة عنه
أما الزوجة فيخرج الزوج زكاتها إلا أن الحنفية لا يوجبون عليه ذلك الحنفية يقولون لا يجب على الزوج أن يخرج زكاة الفطر عن زوجته هي تخرج عن نفسها أما عند البقية فيجب على الزوج أن يخرج عن زوجته زكاة الفطر
وتجب عليه زكاة الفطر إذا كانت فاضلة زائدة عن دينه وكسوته ومسكنه وقوته وقوت من عليه نفقتهم يوم العيد وليلته يعني ينظر هل عنده ما يكفي من الطعام لنفسه ولمن يجب عليه أن يطعمهم يوم العيد وليلته ليلته التي بعده هنا يراد بها إذا كان عنده ما يزيد عن ذلك وعنده زيادة عن دينه وعن كسوته وعن مسكنه وعن هذا القوت الذي ذكرناه عند ذلك تجب عليه زكاة الفطر أما إذا كان ما عنده لا يكفي لهذا الذي ذكرناه فليست زكاة الفطر واجبة عليه ولا يجب عليه أن يقترض لإخراجها لو كان يستطيع أن يقترض المال من غيره لا يجب عليه أن يقترض المال ليخرج زكاة الفطر إلا عند المالكية فإن المالكية قالوا إذا لم يزد ما عنده عن قوته وقوت من عليه نفقتهم يوم العيد واستطاع أن يقترض فإنه يقترض ويخرج زكاة الفطر
وفي أكثر المذاهب لا يجوز أن يخرج زكاة الفطر دنانير أو دراهم أو عملة ورقية أو ثيابا أو نحو ذلك وإنما يخرج الإنسان صاعا عن كل واحد عن نفسه وعن كل واحد ممن يريد أن يخرج عنهم عن كل واحد صاعا من غالب قوت البلد ما هو القوت الطعام الأكل الذي يأكله أهل البلد لتقوم به أجسادهم ما هو الغالب عليهم في أكله يخرج منه إذا كان غالب قوت البلد قمحا يخرج القمح إذا كان غالب قوت البلد شعيرا يخرج الشعير إذا كان غالب قوت البلد رزا يجب أن يخرج رزا إذا كان غالب قوت البلد طيفا يخرج الطيف وهكذا يخرج على حسب غالب قوت البلد فإذا فعل ذلك أجزأه وقع عنه مجزئا في كل المذاهب إذا فعل ذلك وقع عنه مجزئا
والمقصود بالصاع لما نقول الصاع ما هو المقصود بالصاع المقصود بالصاع الصاع الحجازي مقداره أربع حفنات بكفي رجل معتدل حفنة ممتلئة يغترف منه مقدار حفنة بكفي رجل معتدل ثم حفنة ثانية ثم ثالثة ثم رابعة ما يكون مقدار أربع حفنات بكفي رجل يداه معتدلتان هذا هو الصاع الذي نقصده فإذا الأمر مربوط بالحجم الصاع حجم ليس وزنا لأن الوزن يختلف وزن صاع التمر مختلف عن وزن صاع الشعير مختلف عن وزن صاع القمح مختلف عن وزن صاع الرز إذن الأمر مربوط بالحجم ما حجمه يوازي حجم أربع حفنات بكفي رجل معتدل اليدين إذا تكلمنا عن القمح لعل وزن الصاع يكون قريبا من ألف وسبعمائة جراما من القمح تقريبا يكون يقرب من ألف وسبعمائة جراما من القمح هذا عند الجمهور أما عند الإمام أبي حنيفة فالصاع ليس الصاع الحجازي إنما هو الصاع العراقي والصاع العراقي أكبر من الصاع الحجازي فإذا أراد أن يخرج الزكاة على حسب ما قال الإمام أبو حنيفة فإنه يخرج صاعا عراقيا أكثر من الصاع الحجازي لكن إذا أراد أن يخرج قمحا كما هو الحال في بلدنا هذا غالب القوت في هذا البلد القمح فإنه عند ذلك يخرج نصف صاع يعني يخرج صاعا عند أبي حنيفة صاعا عراقيا إلا إذا أراد أن يخرج قمحا فيخرج نصف صاع لعل نصف الصاع يكون وزنه قريبا من ألفين ومائة وخمسون من الجرامات أكثر من كيلوين بشيء
فمن أراد أن يخرج من الخلاف الذي يريد أن تكون زكاته صحيحة بلا خلاف يخرج الزكاة من غالب قوت البلد صاعا على الوجه الذي شرحناه ولا يخرج قيمة ذلك لا عملة ولا غيرَه وهذا أحسن لأن زكاته عند ذلك تكون صحيحة عند كل الأئمة لا يكون هناك خلاف في صحة زكاته أما من أراد أن يدفع عملة ورقية فزكاته غير صحيحة عند الأغلب لكن تصح عند الإمام أبي حنيفة رضي الله عنه ماذا يفعل؟ ينظر ما هي قيمة الصاع العراقي من الرز إذا أراد أن يخرج رزا وهذا يختلف من بلد إلى بلد يختلف من مكان إلى مكان فإذا ينظر ما هي قيمة الصاع العراقي من الرز ما هي قيمة الصاع العراقي من الشعير أو الزبيب أو نحو ذلك ما هي قيمة نصف الصاع العراقي من القمح لأنه قلنا من القمح عند أبي حنيفة يدفع نصف الصاع فإذا أراد أن يدفع عملة ورقية ينظر ألفان ومئة وخمسون جراما تقريبا ما قيمتها في السوق فيدفع بقيمتها العملة وعندما نقول ما قيمتها في السوق ماذا نقصد؟ نقصد بكم يباع القمح في البلد الذي هو يقيم فيه وعندما نقول البلد ماذا نقصد؟ لا نقصد الدولة إنما نقصد المدينة أو القرية التي هو يسكنها فقد يختلف السعر من مدينة إلى مدينة في الدولة الواحدة ومن ناحية إلى ناحية في الدولة الواحدة فيراعي المدينة أو القرية التي هو يقيم فيها ينظر ما هو السعر الرائج للقمح فيها ثم يقدّر بحسبه وهكذا يفعل بالنسبة للرز ونحو ذلك وليس النظر في القيمة إلى سعر الجملة إنما ينظر إلى السعر الرائج بين الناس في السوق بكم يشتري الناس هذا فيقدّر بحسبه ولا يشترط أن يكون القمح مقشورا كما شاع بين بعض الناس إنما يصح إخراج الزكاة الفطر قمحا من غير أن يكون القمح مقشورا
ثم هل يصح أن يخرج الزكاة الفطر في غير بلده؟ وأعيد التنبيه عندما أقول بلده لا أقصد دولته إنما أقصد المدينة التي هو يعيش فيها إنسان يعيش في مدينة بيروت هل يجوز له أن يخرج الزكاة الفطر في طرابلس؟ إنسان يعيش في مدينة القاهرة هل يجوز له أن يخرج الزكاة الفطر في الإسكندرية؟ هل يجوز للشخص أن يخرج زكاته في غير بلده؟ أن ينقلها إلى غير بلده؟ الجواب أنه لا يجوز له ذلك ولا يصح إذا أخرجها في غير بلده لم تصح منه الزكاة لا يجوز له ذلك. نعم إذا فقد المستحقون لا يوجد في بلده مستحقون للزكاة عند ذلك ينقلها إلى أقرب بلد إليها بل يجب عليه أن ينقلها إلى أقرب بلد إليها في مذهب الإمام الشافعي رضي الله عنه وعند الحنفية إذا كان لا يوجد مستحقون في البلد أو كان يوجد في بلد آخر مستحقون أكثر استحقاقاً من هم أكثر استحقاقاً ممن يوجد في بلده يجوز له أن ينقلها عند ذلك فإذا الأصل أنه لا يجوز له أن ينقل الزكاة عند إخراجها من بلده حرام عليه ذلك
الخلاصة أن من أراد أن تكون زكاة فطره التي يخرجها صحيحة عند كل الأئمة فليخرجها قمحاً أو غيره من غالب قوت البلد ولا يعطها إلا لمستحق ولا يعطها لأصل له لا يعطها لأبيه ولا لأمه ولا لجده ولا لجدته ولا لفرع له لا يعطها لابنه أو بنته أو ابن ابنه أو ابن بنته أو بنت بنته أو ما شابه لأن الإمام أبا حنيفة رضي الله عنه لا يسمح بدفع الزكاة لأصله ولا لفرعه فمن كان يخرج زكاته سواء كانت زكاة العملة أو كانت زكاة الفطر على حسب المذهب الحنفي فعليه أن يتنبه لذلك لا يجوز له أن يعطي منها أصله ولو كان فقيرا ولا فرعه ولو كان فقيرا ثم ليراع ليتنبه ألا يخرج عن ولده الكبير إلا بإذنه ذكرا كان أو أنثى والأحسن إذا أراد الخروج من الخلاف أن يستأذن زوجته قبل أن يخرج الزكاة عنها فإن لم يستأذنها لأن الإمام أبا حنيفة يشترط إذنها لأن الإمام أبا حنيفة لا يوجب على الزوج أن يخرج الزكاة الفطر عن زوجته فإن لم يستأذنها وأخرج عنها بغير إذنها صح ذلك في مذهب الإمام الشافعي رضي الله عنه لكن عند ذلك لابد أن يخرج الزكاة عنها قمحا أو نحوه لا عملة لأن الشافعي عليه رضوان الله لا يجيز إخراج زكاة الفطر عملة إنما لابد أن يكون قمحا أو غيره من غالب قوت البلد أسأل الله تبارك وتعالى أن يوفقنا جميعا لأداء ما أوجب وأن يتقبل منا صيامنا وقيامنا وأن يوفقنا لما يحبه ويرضاه وأن يعيد علينا رمضان ونحن بخير وعافية وأن يعيده علينا بالطاعة والبركة وأن يجعلنا من عتقاء هذا الشهر الكريم والحمد لله وصلى الله على سيدنا محمد وعلى آله وسلم والله تبارك وتعالى أعلم وأحكم
